mercredi 29 février 2012

Les communistes ne sont pas vraiment communistes

Bien sûr, tout dépend de ce qu'on entend par être communiste. Et de nos jours, tout veut presque dire n'importe quoi, selon notre point de vue.

Mais si par communiste on se réfère à une volonté de vivre en commun et sur un pied d'égalité, une fois débarrassé de la propriété privée, les communistes ne sont pas communistes.

Les communistes sacrifient l'égalité sur l'hôtel de l'efficacité, tout comme notre société sacrifie la démocratie sur l'hôtel de cette même efficacité. C'est trop complexe semble-t-il d'atteindre nos objectifs et de vivre réellement selon nos principes, alors on va faire semblant qu'on a atteint notre but et qu'on sait de quoi on parle.

En faisant fit du principe de l'horizontalité, au nom d'une organisation efficace, les communistes rejettent également l'avènement d'une société égalitaire. On ne peut atteindre cette société égalitaire sans abolir les hiérarchies, dont les classes sociales ne forment qu'une partie.

Les communistes sont convaincus d'agir dans l'intérêt des prolétaires et ils ne leur viendraient jamais à l'idée que les prolétaires n'ont pas besoin d'eux pour être libres et s'émanciper. Pire, une fois au pouvoir, les communistes sont un obstacle à l'émancipation des prolétaires, au même titre que les bourgeois sont un obstacle à l'émancipation des prolétaires dans la société capitaliste.

La société idéale que décrive les communistes ne peut être atteinte que dans une perspective anarchiste. La fin ressemblera toujours aux moyens qu'on a employé pour parvenir à cette fin.

Le désastre à la suite de 1917 était prévisible et puisqu'ils ne comprennent pas leur propre histoire, les communistes répéteraient le même scénario.

Vouloir saisir l'État et le pouvoir au lieu de le détruire, c'est refuser de mettre un terme au rapport dominant-dominé, rapport historique au sein de sociétés inégalitaires. Les communistes en ont contre le système de domination actuelle, uniquement parce qu'ils préféreraient instaurer leur propre système de domination. Bien sûr, tout ça au nom de la liberté et de l'égalité. Les tyrans se présentent toujours comme des bienfaiteurs.

Mais tant qu'on persiste à vouloir prendre le pouvoir, on ne peut arriver à une telle analyse. On ne peut pas comprendre l'Histoire ou faire une analyse politique pertinente de la société actuelle. On est forcé de masquer nos propres intérêts.

"All animals are equal, but some animals are more equal than others" Orwell



jeudi 23 février 2012

Merci Brassens







Et une pour se faire pardonner :

mardi 7 février 2012

Après des mois

J'arrive enfin à ne plus penser à toi.

En espérant juste ne plus jamais tomber dans le panneau. Je passe mon tour. Bonne vie.





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dimanche 5 février 2012

Et si on cessait de les laisser tomber?

Si l'entourage des personnes suicidaires était moins à chier, les lignes d'écoute n'existeraient pas.

Je veux bien croire qu'on préfère les personnes pleinement épanouies qui respirent le bonheur et qu'on fuit les gens qui voient tout en noir, mais alors les pleures et le scandale public autour du suicide n'a pas lieu d'être et n'est qu'une orgie d'hypocrisie.

vendredi 3 février 2012

21 décembre 2012



La date au fond n'a pas d'importance. Nous finirons par perdre ce que nous ne méritons pas.