mercredi 19 août 2009

Participatory politics (politique participative)

Je n'ai pas lu l'article dans son entièreté (paresse intellectuelle oblige), mais si des points en particulier vous interpellent, je suis toujours prêt en en discuter. C'est une vision du fonctionnement d'une démocratie participative et je crois que les anarchistes devraient mettre plus de temps et d'efforts sur cette question, ainsi sur tout ce qui touche leurs visions d'une société meilleure, malgré la réticence de certains et certaines. http://www.zmag.org/znet/viewArticle/4957

lundi 17 août 2009

Les règlements et les anarchistes

Une société anarchiste ne serait pas le chaos comme certains et certaines l'affirment, dans la mesure où il y aurait selon moi toujours des règles à observer. La différence serait que ces règles seraient instaurées à la suite d'un processus de démocratie directe et non pas de la démocratie représentative actuelle.

Je pense que l'anarchie gagnerait en popularité si elle se départissait de certains dogmes et fantaisies qui nuisent à l'avancement et à la progression des idées libertaires.

L'anarchie ne doit pas mener à l'absence d'organisation sociale, mais à une autre forme d'organisation.

En bref, on ne doit pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

vendredi 14 août 2009

L'humanisme des anars

N'est-il pas un obstacle à la révolution libertaire? À force de soutenir les luttes syndicales et les réformes sociales, ne repousse-t'on pas la révolution aux calendes grecques? Le refus systématique de la violence par certains et certaines, ne nous mène-t-il pas vers un cul-de-sac?
Voici brièvement pourquoi selon moi les anarchistes devraient s'inspirer du nihilisme.

jeudi 13 août 2009

Abandonner

Est-ce un geste de lâcheté où peut-il permettre un certain renouveau, un second souffle?

La platitude de la paix sociale

La platitude de la paix sociale

La platitude de la paix sociale Tenir un blog n'est pas très séditieux. C'est un espace de libre expression qui peut être intéressant, mais son impact sur l'ordre établit est bien mince voir inexistant. Le travail et les études demeurent routiniers, si ce n'est abrutissant et d'une lassitude quotidienne. Les quelques manifestations ponctuelles ont guère plus d'impact qu'un simple blog, dans la mesure où elles ne menacent pas les fondements du système capitaliste et en modifie rarement les contours de nos jours.

Malgré sa fin en queue de poisson, la grève étudiante de l'hiver 2005 fût un moment fort excitant pour ceux et celles qui la vécurent à fond. Bloquer le pont menant au Casino, occupation et blocage des ascenseurs de la Bourse de Montréal, indiquer à des camions de marchandises de rebrousser chemin avant leur destination (blocus économique), occupation du Conseil du Patronat, barricades improvisées au Complexe Desjardins et au Cégep du Vieux Montréal (une tradition dans le dernier cas), métros populaires après l'action de la journée, puis balancer des pavés et toutes sortes d'objets dans la rue afin de semer la police avant un commando bouffe (rappropriation de nourriture dans un restaurant chic de Montréal). Ma vie n'a jamais été autant ponctué d'actions et de gestes de rébellion où pour une rare fois dans ma vie, je me suis sentie vivre à fond des expériences hors du commun. Rien n'a égalé depuis ces évènements qui malheureusement, ne se sont pas reproduits ou non pas débouchés vers autre chose, si ce n'est que la dissolution du mouvement et la sclérose des militants et militantes.

Ce sentiment de pouvoir et de rappropriation de la vie à du être ressentie dans les banlieues parisiennes en novembre 2005, dans les rues de Montréal Nord à l'été 2008 puis dernièrement en Grèce avec les émeutes qui ont suivi le meurtre d'un jeune adolescent.Mais ces révoltes sporadiques sont une exception dans cette mer de conformisme et de business as usual.Non seulement la paix sociale nous éloigne de tout changement social, mais elle nous prive de l'excitation que l'on ressent lorsqu'on sort des sentiers battus et se rebelle contre la société rétrograde.La paix sociale, c'est la mort de l'âme, si elle existe.

dimanche 9 août 2009

L'absence de vision des anarchistes

Le présent billet m'est inspiré par la très populaire Anne Archet et mes comparses anarchistes. Elle rejette l'idée d'un système utopique, car ce serait « un mode d’emploi pour une société à assembler comme un meuble IKEA». Elle est contre «les faiseurs de système». Elle accuse les gens de manquer d'imagination, mais elle refuse de faire l'effort d'imaginer une alternative crédible à l'État et au capitalisme. Joli tour de passe-passe. Elle avance des idées et des concepts (comme la fuite ou abolir la société), mais elle refuse de détailler ses idées, ce qui serait un sacrifice. C'est à nous d'utiliser notre imagination, pas à elle.

Cela me rappelle une militante que j'ai connu et qui me dit en me montrant ses lunettes qu'il était impossible de prévoir les résultats d'une révolution, car c'est un phénomène essentiellement imprévisible. Hors si l'on ne peut tout prévoir dans ses moindres détails, il me semble qu'il est à tout le moins possible d'avoir un projet de société, une ébauche de ce que l'on désire à présenter aux gens.

Selon moi si les idées anarchistes les plus radicales n'ont pas progressé depuis le 19e siècle, c'est à cause de ce manque de vision qui caractérise ce courant de pensée. Comment espérer que les gens nous suivent dans cette grande aventure, si on est incapable de leur expliquer vers quoi nous voulons aller? C'est comme de répondre par un haussement d'épaules à des gens qui nous demanderait leur chemin.

Pour reprendre les propos de Michael Albert, les gens croient que le système capitaliste est inévitable, qu'il n'y a pas d'alternative. Pourquoi se battraient-ils contre alors? Même en s'époumonant à décrire ses tors, si les gens ne croient pas pouvoir changer le système, ils ne feront rien pour le changer.

Ce serait comme de leur demander de se battre contre le vieillissement qui pourtant est fatal pour l'être humain.

dimanche 2 août 2009

La folie

Elle vous prend sans crier gare. Elle vous envahie. Vous y étiez destiné et au fond de vous mêmes vous avez vu venir le coup, mais on espère tous et toutes être normales, même lorsqu'on se plaint de la masse. Vous perdez le contrôle de vous-mêmes. Vous perdez le contrôle de votre vie, que vous n'avez jamais maîtrisé d'ailleurs. Vous tenez l'État comme votre ennemi, mais vous êtes incapables d'indépendance. Vous vivez au crochet des autres. Vous vous enfoncez à chaque jour un peu plus creux dans votre marasme. Vous écrivez des inepties et vous ne croyez même plus en vos convictions jadis si profondes. Vous êtes un mollusque, un invertébré. Vous êtes dépressif de manière chronique et permanente. Vous vous enlisez dans votre merde. Vous êtes un révolutionnaire, triste, solitaire et parasite. Votre parcours est un échec. Vous n'avez aucune confiance en vous et on ne saurait vous confier quoi que ce soit. Vous ne convaincrez personne de quoi que ce soit, n'étant bon qu'à convaincre de votre propre incompétence. Vous stagnez, faites du surplace et vous enlisez dans la boue de votre marais nauséabond. Vos idées sont bonnes pour les poubelles.

Vous êtes un incapable, un pleutre et une parodie d'être humain.

Vous êtes le vide, le creux d'une vague, le fond d'un puits.

Même dans le noir, vous êtes un raté.

Vous avez échoué, votre échec est votre vie.

Vous êtes nul, bon à rien, à composter.

Vous vieillissez, mais ne maturer pas.

Vous êtes vous, vous êtes...fou.