mardi 30 juin 2009

L'apathie et l'immobilisme social

Le mouvement anti ou alter-mondialisation semble s'être essouflé. La grève étudiante de 2005 au Québec a donné peu de résultats ou de suite dans le concret. Si rien ne se passe ici, je ne suis pas convaincu que ce soit tant du au fait que ça ne va pas assez mal qu'au fait que les gens ne savent pas quoi faire. Rappelons nous la mobilisation contre la guerre en Iraq. Elle fut massive, mais n'empêcha pas la guerre d'arriver. Notre pays est engagé en Afghanistan depuis des années. Les jeunes vont à la guerre pour payer leur éducation, à défaux d'avoir un emploi moins meurtrier.

De plus, nous avons vu réçament avec le cas du Centre Social Autogéré dans Pointe-St-charles que les iniatives de la population sont brimées par les forces de l'ordre et le système capitaliste.

L'apathie et l'immobilisme social s'expliquerait davantage par un manque d'espoir et de solutions que par un manque de volonté populaire.

Les gens ne sont pas conservateurs. Ils sont dépassé par les évènements.

L'auteur de ses lignes en fait partie.

vendredi 12 juin 2009

L'avenir

Je devrais probablement m'abstenir d'écrire, mais je m'ennuie. Écrire des sornettes passe le temps. Je me demande si j'ai un avenir en tant qu'individu. Je me demande si la société dans laquelle je vie en a un. Tout ça est important dans la mesure où la réponse à ces questions déterminent le cours de mes actions. Mais à vrai dire je ne fais rien ou si peu. Cet avenir n'a peut-être aucune espèce d'importance. Autrement je suppose que je serais plus actif, peu importe ce que cela veut dire.

Peut-être avons nous déjà atteint un point de non-retour en ce qui concerne l'environnement. Peut-être que l'économie est sur le point de s'effondrer une fois pour toute. Une vague de suicides serait à venir ou est déjà en plein essort.

Mais j'ai de la difficulté à m'émouvoir de tout ce gâchis. Il y a un temps ou un rien pouvait m'affecter. Mais j'en suis rendu au point ou rien ne m'affecte, ou si peu.

De toute façon les gens ne songent qu'à eux-mêmes. Ils veulent fonder une famille et se plaignent quand quelque chose les affectent personnellement.

Je suppose que j'aurais pu m'abstenir d'écrire ces quelques lignes, mais je n'ai pas de politique éditoriale. Ce blog n'a aucun but précis.

Mon lectorat me pardonnera cet égarement.

dimanche 7 juin 2009

Les gens ont faim

http://www.zmag.org/znet/viewArticle/21603

Toujours pratique de mettre un lien quand on ne sait pas trop quoi écrire, mais quand on a quand même envie d'updater son blog.

vendredi 5 juin 2009

La révolution aura lieu «ailleurs»?

Bien que la question nationale est vraiment chiante et relègue les inégalités sociales en arrière plan, je ne suis pas chaud à l'idée de penser que la révolution aura lieu «ailleurs». Je pense qu'il s'agit ici du phénomène de «l'herbe qui est plus verte chez le voisin» et ne tient pas compte du fait que si la révolution n'est pas interplanétaire, il ne s'agira pas de révolution, mais de révolte(s) isolée(s). Le capitalisme est un système qui recouvre l'ensemble de la planète et sa remise en question passe par les peuples de toute la Terre et n'est pas tributaire d'un pays ou d'un peuple en particulier.

Tant et aussi longtemps qu'il y aura exploitation, que l'humain exploitera ses prochains, on ne pourra parler de révolution, même si des révoltes éclatent ici et là de temps à autre.

Cette réflexion vient du fait qu'un ami à moi est convaincu que la révolution n'aura jamais lieu au Québec.

jeudi 28 mai 2009

La ruche de Sébastien Faure

Un des exemples d'expériences anarchistes en éducation. Avoir plus d'enthousiasme j'irais peut-être dans les détails, mais bien que mon statut de sans-emploi me donne plus de temps en dehors de mes vaines et pathétiques recherches, la motivation n'est tout simplement pas au rendez-vous. Je me contenterai de vous citer quelques phrases et je vous recommande la lecture d'éducation et liberté anthologie tome 1 (1793-1918) de Normand Baillargeon dont proviennent ces quelques brides d'informations.

«Faure distingue trois écoles: celle du passé, l'école chrétienne, organisée par et pour l'Église; celle du présent, l'école laïque, organisé par et pour l'État; il se réclame de la troisième, celle de l'avenir, «l'école tout court organisée pour l'enfant».

«La communauté créée à La Ruche est autogérée et autonome et elle fait pleinement, selon les moyens de leur âge, participer les enfants à son activité: Faure en parlera d'ailleurs comme d'une famille.»

«La pédagogie pratiquée à La Ruche repose elle aussi sur l'idée de rationalité; elle est mise au service d'une éducation physique, intellectuelle et morale [...]. Elle encourage la remise en question de l'autorité, le développement de la pensée critique, en se méfiant de ce que Faure appelle joliment le «perroquetisme», tout en se montrant lui aussi très attentif à la menace d'endoctrinement:[...].»