vendredi 29 octobre 2010

À la dérive

Je ne crois pas que le billet qui va suivre sera compris. Du moins, il sera fort peu compris, par fort peu de gens.

J'ai longtemps pensé que je venais d'une autre planète dans la mesure où presque personne ne me ressemblait ou semblait me comprendre. J'ai toujours eu de la difficulté à saisir la pensée et les actions de mes pairs également.

Tout ça pour dire que j'ai fini par être une espèce de misanthrope qui tentait de sauver l'humanité, alors que l'espèce humaine se complaît dans sa marche vers l'hécatombe. Tout ça au même moment où je n'étais pas en mesure de me sauver de ma propre personne (le suicide a longtemps plané au-dessus de ma tête et pas juste en pensée) et que les gens tentaient de m'aider, bien que de façon tout à fait maladroite et souvent contre productive.

Il y a toujours eu un fossé entre moi et les gens. On ne voit pas les chose de la même façon et je ne pense pas que ce sera un jour différent .

Je ne suis pas un marginal. Les marginaux et les marginales peuvent trouver un réconfort entre eux et elles. Je n'ai que ma solitude et l'absurdité de mon existence.

J'ai toujours pensé que je voulais des choses simples (l'amour, la justice, la paix, la liberté et l'égalité), mais j'ai fini par me rende compte que le monde était froid et que j'étais incapable d'atteindre ce qui me semblait si élémentaire au départ.

Je suis donc perdu au milieu de la mer et je pense que je vais couler. Lentement, mais sûrement.

Le seul fait que ce billet n'interpellera personne ne fera que renforcer ce que j'y est énoncé.

samedi 23 octobre 2010

Le cas français

Très bon commentaire de la part de Michael Albert par rapport à ce qui se passe présentement en France:

http://www.zcommunications.org/french-lesson-by-michael-albert.

Je suis essentiellement en accord avec sa façon de voir les choses, mais j'ajouterais deux points.

On doit souligner le fait que les Français et les Françaises ne font pas que manifester dans les rues en brandissant des pancartes et en scandant des slogans : ils et elles bloquent des routes et des dépôts d'essence, entre autre chose. Je pense que cette forme d'action directe peut être beaucoup plus efficace que ce que l'on fait généralement ici (pas grand chose honnêtement), si les actions se font sur l'ensemble du territoire et impliquent un maximum de gens. Il faut aussi viser des lieux stratégiques et non pas uniquement symboliques. À ce niveau, on doit prendre des notes.

Deuxième (et dernier) point, une révolution qui va au delà d'une résistance temporaire et sporadique, exigerait qu'on repense totalement notre façon de lutter. Effectivement, on ne peut pas faire une manifestation demandant au gouvernement de s'abolir ou au capitalisme de disparaître. Même si on fait des blocages économiques, cette idée serait ridicule. On doit cesser de vouloir faire entendre notre voix auprès des autorités ou de vouloir faire reculer le patronat ou le gouvernement par rapport à telle ou telle décision. Il n'y a pas de négociation possible entre les exploitéEs et les exploiteurs, contrairement à ce que le syndicalisme a fini par nous entrer dans la tête. On ne peut pas chasser un gouvernement ou un chef d'État pour le remplacer par d'autres, comme ça c'est fait dernièrement en Amérique du Sud. On ne peut pas coopérer avec des partis «révolutionnaires» ou des gouvernements «populaires» ou «ouvriers». Un État ouvrier, ça n'existe pas plus qu'un capitalisme humain et démocratique. Aucun parti ne peut représenter la démocratie directe, car ce sont des façons de faire qui sont antagonistes. Une forme entre en conflit avec l'autre. C'est en ce qui concerne le deuxième point que l'on doit dépasser ce qui se fait en France présentement. Je sais, on en est bien loin. Mais qui a dit que la révolution serait un «walk in the park»?

Attention ici, je ne suis pas contre le mouvement en France, au contraire je suis derrière eux et elles à 100%. Ce que je dis, c'est que j'aimerais que le dit mouvement aille plus loin et ça, ça passe par une remise en question des mouvements sociaux en général, comme le suggère Albert.

Mais mon impression personnelle, est que nous n'aimons pas les remises en question de nos propres mouvements et que le commentaire d'Albert va passer dans le beurre et sera totalement ignoré.

J'espère me tromper.

lundi 11 octobre 2010

Progressistes?

«Under contemporary capitalism, the illusion of democracy must prevail. It is in the interest of the corporate elites to accept dissent and protest as a feature of the system inasmuch as they do not threaten the established social order. The purpose is not to repress dissent, but, on the contrary, to shape and mould the protest movement, to set the outer limits of dissent.

To maintain their legitimacy, the economic elites favor limited and controlled forms of opposition, with a view to preventing the development of radical forms of protest, which might shake the very foundations and institutions of global capitalism. In other words, "manufacturing dissent" acts as a "safety valve", which protects and sustains the New World Order.

To be effective, however, the process of "manufacturing dissent" must be carefully regulated and monitored by those who are the object of the protest movement.»

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=21110

"Manufacturing Dissent": the Anti-globalization Movement is Funded by the Corporate Elites
The People's Movement has been Hijacked

by Michel Chossudovsky

mardi 28 septembre 2010

Appel au dépassement

Pourquoi ne pas viser plus haut quand on sait que ce nous faisons n'est pas suffisant? Pourquoi toujours laisser aux générations futures le soin de changer le monde au lieu de prendre nos responsabilités? Si on continue, il n'y en aura pas de générations futures. De toute manière, le futur se joue maintenant. La question est juste de savoir si vous allez vous joindre à l'équipe du changement ou rester sur les lignes de côtés.


En ces temps de misère et de médiocrité, de là peu émerger le renouveau et le dépassement. Dépassement des erreurs passés, de l'inertie présente et de la catastrophe prochaine.


Il ne faut pas abandonner, nous n'avons même pas commencé d'essayer.





Butterflies And Hurricanes LyricsArtist(Band):Muse

Change everything you are And everything you were Your number has been called

Fights and battles have begun Revenge will surely come Your hard times are ahead

Best, you've got to be the best You've got to change the world And use this chance to be heard

Your time is now

Change everything you are And everything you were Your number has been called

Fights and battles have begun Revenge will surely come Your hard times are ahead

Best, you've got to be the best You've got to change the world And use this chance to be heard

Your time is now

Don’t let yourself down Don’t let yourself go Your last chance has arrived

Best, you've got to be the best You've got to change the world And use this chance to be heard

Your time is now

jeudi 23 septembre 2010

En marge de l'Empire

Je m'adresse aux barbares des temps modernes (même si du point de vue de la division historique généralement acceptée, la modernité est terminée depuis un bon bout de temps). À ceux et celles qui n'ont rien et qui n'ont donc rien à perdre. Les riches, les puissants, les dominants, les corrompus et les imbéciles heureux ne feront pas la révolution. Ils et elles se battront contre ou la subiront.

La pauvreté matérielle, mais surtout la pauvreté spirituelle fera un jour ou l'autre tomber tout le système, car ce dernier repose sur le néant. La négation du néant, appelle à la création et dans notre monde régi par des institutions moribondes, à la révolution.

Tous ceux (et celles) que j'ai nommé plus haut, ne peuvent créer un mouvement qu'ils ne sauraient comprendre.

De plus, les gens populaires, attachés à leur jeunesse, à leur popularité et à leur prose, ne feront pas la révolution. Les gens comblés, bien entourés et avec plein d'amiEs Facebook ou réel, ne feront pas la révolution.

En effet, pourquoi vouloir tout risquer si la vie n'est pas si mal après tout? Si on y trouve son compte, pourquoi vouloir renverser la société de son piédestal? Si la vie en société (l'être humain peut-il subsister en dehors de la société?) n'est pas intolérable, alors pourquoi ne pas continuer de la tolérer et même de s'y épanouir?

Non, ceux et celles qui feront tout flamber, ce sont ceux et celles qui ne croient plus au capitalisme à visage humain, à la représentation de la majorité silencieuse et aux manifestations publiques qui veulent se faire entendre du pouvoir établi, au lieu de le détruire ou du moins de s'y efforcer.

Ce sont surtout ceux et celles qui on souffert, qui souffrent et qui continueront de souffrir, tant et aussi longtemps que le dernier bureaucrate n' aura pas été pendu avec les tripes du dernier capitaliste (René Vienet). Voila la base de la révolution. Les marginaux et les marginales, au Nord et au Sud, à l'Est et à l'Oeust. Les mal aiméEs, les incomprisEs, les écorchéEs et les sans espoir.

Comme pour Rome, la solution se trouve en marge de l'Empire.

Et même si nous semblons intégréEs à cette société, nous visons sa désintégration.

SeulEs les barbares viendront à bout de la barbarie.


Muse - Undisclosed Desires (Clip Officiel)
envoyé par WorMee. - Regardez plus de clips, en HD !

vendredi 17 septembre 2010

Dépravation sociale et déclin de l'humanité

Tout changement social passe par la prise de conscience, par un certain constat. Dans le cas de l'humanité, nous faisons fasse à un constat d'échec. J'hésite à passer certaines informations sur lesquelles je suis tombé dernièrement, mais de toute manière, je ne crois pas que celles-ci soient nécessaire pour se rendre compte de l'état lamentable de notre monde : ses structures, ses valeurs, sa science sans conscience et sa culture. Mais je dois dire que ça dépasse l'entendement et c'est ce pourquoi je ne sais trop quoi faire face à tant d'horreurs. L'envie de nier est forte, mais est-ce que c'est raisonnable? De toute manière, les hommes ont perdu la raison, alors est-ce qu'ont peut réellement réfléchir sur l'inconcevable, c'est-à-dire ce qu'on ne saurait concevoir?

Malgré tout, je refuse le fatalisme et mon prochain billet sera plus mobilisateur.

Mais nous devons savoir que les temps sont gris.

L'enfance est violée sans aucune pudeur.


"Toute vérité franchit trois étapes. - D'abord, elle est ridiculisée. - Ensuite, elle subit une forte opposition. - Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence"

Arthur Schopenhauer

samedi 11 septembre 2010

Petit rappel historique et ce qui se cache derrière ces écrans de fumées

L’actuelle « guerre au terrorisme » est une forme moderne d’inquisition. Elle contient tous les ingrédients essentiels des Inquisitions française et espagnole.

Afin de justifier un agenda militaire, on utilise la chasse aux « terroristes islamiques » et une guerre préventive mondiale pour « protéger la patrie ».

http://www.silviacattori.net/article566.html

Michel Chossudovsky : Le 11 septembre et « l’Inquisition américaine

-Osama bin Laden, America's bogyman, was recruited by the CIA in 1979 at the very outset of the US sponsored jihad. He was 22 years old and was trained in a CIA sponsored guerilla training camp.

-The architects of the covert operation in support of "Islamic fundamentalism" launched during the Reagan presidency played a key role in launching the "Global War on Terrorism" in the wake of 9/11.

- President Ronald Reagan met the leaders of the Islamic Jihad at the White House in 1985

-Under the Reagan adminstration, US foreign policy evolved towards the unconditional support and endorsement of the Islamic "freedom fighters". In today's World, the "freedom fighters" are labelled "Islamic terrorists".

-In the Pashtun language, the word "Taliban" means "Students", or graduates of the madrasahs (places of learning or coranic schools) set up by the Wahhabi missions from Saudi Arabia, with the support of the CIA.

-Education in Afghanistan in the years preceding the Soviet-Afghan war was largely secular. The US covert education destroyed secular education. The number of CIA sponsored religious schools (madrasahs) increased from 2,500 in 1980 to over 39,000

The history of the drug trade in Central Asia is intimately related to the CIA's covert operations. Prior to the Soviet-Afghan war, opium production in Afghanistan and Pakistan was directed to small regional markets. There was no local production of heroin. (Alfred McCoy, Drug Fallout: the CIA's Forty Year Complicity in the Narcotics Trade. The Progressive, 1 August 1997).

Alfred McCoy's study confirms that within two years of the onslaught of the CIA operation in Afghanistan, "the Pakistan-Afghanistan borderlands became the world's top heroin producer." (Ibid) Various Islamic paramilitary groups and organizations were created. The proceeds of the Afghan drug trade, which was protected by the CIA, were used to finance the various insurgencies

In 2001 prior to the US-led invasion, opium production under the Taliban eradication program declined by more than 90 percent.
In the immediate wake of the US led invasion, the Bush administration ordered that the opium harvest not be destroyed on the fabricated pretext that this would undermine the military government of Pervez Musharraf.

In retrospect, one of the major objectives of the 2001 invasion of Afghanistan was to restore the drug trade.

9/11 ANALYSIS: From Ronald Reagan and the Soviet-Afghan War to George W Bush and September 11, 2001

by Michel Chossudovsky

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20958


The Imperial Anatomy of Al-Qaeda. The CIA’s Drug-Running Terrorists and the “Arc of Crisis”
Part I

by Andrew Gavin Marshall

http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20907

Former British Prime Minister Tony Blair stated that, “To be truthful about it, there was no way we could have got the public consent to have suddenly launched a campaign on Afghanistan but for what happened on September 11

Empire, Energy and Al-Qaeda: The Anglo-American Terror Network
The Imperial Anatomy of al-Qaeda, Part II
by Andrew Gavin Marshall

http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20944

As Zbigniew Brzezinski wrote in his 1997 book The Grand Chessboard, “America's primary interest is to help ensure that no single power comes to control this geopolitical space [of Central Asia] and that the global community has unhindered financial and economic access to it.”[1] Brzezinski acknowledged in his book that, “the pursuit of power is not a goal that commands popular passion, except in conditions of a sudden threat or challenge to the public’s sense of domestic well-being.”[2] He also wrote that, “The public supported America’s engagement in World War II largely because of the shock effect of the Japanese attack on Pearl Harbor.”[3]

Donald Rumsfeld : «History is replete with instances in which warning signs were ignored and change resisted until an external, “improbable” event forced resistant bureaucracies to take action. The question is whether the US will be wise enough to act responsibly and soon enough to reduce US space vulnerability. Or whether, as in the past, a disabling attack against the country and its people – a “Space Pearl Harbor” – will be the only event able to galvanize the nation and cause the US Government to act».[9]


9/11 ANALYSIS: 9/11 and America’s Secret Terror Campaign
The Imperial Anatomy of Al-Qaeda, Part III
by Andrew Gavin Marshall

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20975