vendredi 17 septembre 2010

Dépravation sociale et déclin de l'humanité

Tout changement social passe par la prise de conscience, par un certain constat. Dans le cas de l'humanité, nous faisons fasse à un constat d'échec. J'hésite à passer certaines informations sur lesquelles je suis tombé dernièrement, mais de toute manière, je ne crois pas que celles-ci soient nécessaire pour se rendre compte de l'état lamentable de notre monde : ses structures, ses valeurs, sa science sans conscience et sa culture. Mais je dois dire que ça dépasse l'entendement et c'est ce pourquoi je ne sais trop quoi faire face à tant d'horreurs. L'envie de nier est forte, mais est-ce que c'est raisonnable? De toute manière, les hommes ont perdu la raison, alors est-ce qu'ont peut réellement réfléchir sur l'inconcevable, c'est-à-dire ce qu'on ne saurait concevoir?

Malgré tout, je refuse le fatalisme et mon prochain billet sera plus mobilisateur.

Mais nous devons savoir que les temps sont gris.

L'enfance est violée sans aucune pudeur.


"Toute vérité franchit trois étapes. - D'abord, elle est ridiculisée. - Ensuite, elle subit une forte opposition. - Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence"

Arthur Schopenhauer

3 commentaires:

anarchopragmatisme a dit…

Je ne suis pas d'accord avec la prémisse du déclin de l'humanité, ni avec une dépravation sociale accrue. Mais bien, ce n'est pas parce que je rejette ces prémisses que le constat d'échec et la dépravation sociale actuelle (pas accrue, mais tout de même omniprésente) ne sont pas réels...

Bref, le présent me semble être une trop légère amélioration du passé pour ne pas constituer une merde...

Bakouchaïev a dit…

Même après avoir étudié l'Histoire et m'y intéresser tjs (même si je suis maintenant en science po et que de toute façon, je n'ai pas besoin de l'école pour m'instruire), je considère qu'il serait très hasardeux de répondre à cette question. Ça reste une question de point de vue et de perception.

N'en demeure pas moins que j'ai l'impression que plus la civilisation (principalement occidentale, mais c'est le modèle hégémonique) «progresse», plus l'espèce humaine régresse. Dispariton quasi complète des sociétés sans État, massacres des peuples «autochtones» (il y a corélation) génocides d'ampleurs inimaginables, manipulations génétiques, armes nucléaires nous donnant la capacité de nous auto-détruire à l'échelle planétaire, le maire Labeaume, etc.

À ma connaissance, le 20e siècle est le plus meurtrier de l'Histoire (la technologie aidant) et je ne suis pas très positif en ce qui concerne le 21e. On ne compte même plus les cadavres de nos jours, qui de toute façon, ne sont pas des victimes mais des dommages «collatéraux».

Je pense que notre propre aliénation nous empêche de voir tout ça. Ce n'est pas pour rien que des gens très intelligents et très sensibles ont fini par se suicider. Ils ne pouvaient plus supporter l'ampleur de la chose (c'est débatable, je sais).

De toute façon, ce billet était en grande partie basé sur des choses que je n'ai pas partagé, alors je présume que c'est plus difficile de juger.

Peu importe, mes théories du complot font fuir tout le monde (même si je pense que je vais revenir sur ce concept qui sert à discriminer tout et n'importe quoi).

anarchopragmatisme a dit…

"À ma connaissance, le 20e siècle est le plus meurtrier de l'Histoire (la technologie aidant) et je ne suis pas très positif en ce qui concerne le 21e."

Tient-on compte de la proportionnalité, des épidémies, des famines et de la faible espérance de vie antérieure, dans cette affirmation?

"Disparition quasi complète des sociétés sans État"

En effet, ça c'est un gros problème, je sais! Par contre, les idées anti-étatistes prennent de plus en plus de place, mais par des gens/organisations qui sont en faveur des autres formes d'hiérarchies! Misère...

Je ne vois pas ce que les manipulations génétiques font là-dedans...

"génocides d'ampleurs inimaginables"

Il y en a toujours eu, et la surpopulation de certains secteurs aidant...

"armes nucléaires nous donnant la capacité de nous auto-détruire à l'échelle planétaire"

C'est vrai depuis la deuxième guerre, en effet. Mais des guerres sanglantes, il y en a toujours eu.

"le maire Labeaume""

Il y a eu Jean Pelletier et Gilles Lamontagne avant ça, c'était encore pire!

Loin de moi l'idée de retourner dans le 19e siècle, non merci! J'aimerais mieux me projeter vers le futur!