lundi 7 juin 2010

Réflexions sur Gaza et la société «civile»


L'histoire se répète et ce qui est arrivé la semaine dernière était prévisible :

http://anarhilisme.blogspot.com/2009/01/crire-son-dput-vraiment.html.

Je voulais d'abord faire un billet mettant l'emphase sur notre propre responsabilité dans le massacre perpétré par Israël et le maintient du blocus de Gaza. En continuant de faire confiance aux organisations internationales comme l'ONU pour régler ce conflit, nous nous faisons complices. De même qu'en continuant de défendre l'idée d'un pacifisme puéril et bon enfant, nous avons du sang sur les mains (belle ironie). Ceux et celles qui ont cru en Obama devront déchanter. Mais moi aussi qui ne peut que constater l'insignifiance de la gauche et des «progressistes» (qui font du surplace et donc, ne progressent pas!) en général, je suis aussi responsable que tout le reste. L'isolement n'est pas une excuse suffisante.

Ce que j'essaie de dire, c'est que tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas repris contrôle de nos vies et instauré une forme quelconque de démocratie directe et d'autogestion généralisée, nous serons pris avec des évènements scandaleux du même genre. Idem pour ce qui est des catastrophes «naturelles» (hahaha) comme celle que nous a offert BP. En effet, ces évènements n'arriveraient pas aussi souvent si nos lieux de travail ne seraient pas des dictatures.


Ceux et celles qui prônent une révolte puérile qui aurait comme but de libérer une poignée d'hurluberluEs peuvent bien continuer de discourir comme bon leur semble. Bien que leur projet «révolutionnaire» ne soit pas plus révolutionnaire que la Révolution tranquille, j'ose espérer que la grande majorité comprendra que l'empathie et l'entraide sont des valeurs essentielles et nécessaires pour l'atteinte d'objectifs réellement émancipateurs. C'est bien l'ensemble de l'humanité qui doive bénéficier de la liberté et non pas quelques individus éclairéEs.


J'aurais pu écrire mon billet comme je l'avais pensé initialement, mais il aurait été franchement déprimant et fort peu constructif.


Le but n'est pas de nié la réalité et les faits existants (ce que font la plupart des gens en passant), mais de l'analyser sous un angle différent, afin d'en tirer des leçons plus enrichissantes.


En effet, peut-être que l'arrogance du pouvoir finira par avoir raison des élites et des autorités en place. Peut-être que de tous ces massacres, toutes ces agressions, émergera une conscience, conscience voulant que le monde ne peut plus continuer de fonctionner sur les bases actuelles, car il court à sa perte. Toutes les institutions sont à jeter à la poubelle de l'Histoire, tout est à repenser. Il en a va de la dignité humaine.


J'ai bien conscience de n'être qu'une épine dans le pied des tortionnaires et des élites criminelles de ce monde, mais mieux vaut être une épine que rien du tout.


Reste à savoir si le reste de l'espèce humaine choisira le néant ou si la grande majorité finira par réaliser que nous sommes toutes et tous des acteurs/actrices historiques.


video


5 commentaires:

anarchopragmatisme a dit…

"je suis aussi responsable que tout le reste. "


Faut pas charrier. Déjà, le seul fait de tenter de propager un tel discours, c'est déjà beaucoup.

Ce billet n'est pas parfait, mais je suis en majeure partie d'accord.

anarchopragmatisme a dit…

"je suis aussi responsable que tout le reste. "


Faut pas charrier. Déjà, le seul fait de tenter de propager un tel discours, c'est déjà beaucoup.

Ce billet n'est pas parfait, mais je suis en majeure partie d'accord.

Bakouchaïev a dit…

J'ai dit ça dans le sens où si on critique les autres et surtout si on fait une critique générale de la société et aussi des mouvements sociaux et des contestataires (individuels ou pas), il faut aussi faire une auto-critique.

Aussi ça me fait un peu chier de me limiter à ce blog, essentiellement, depuis que je ne suis plus actif dans mon association étudiante (implication qui s'est mal terminée d'ailleurs).

Mais bon, ça prend un gros effort pour que je me déplace dans une manif, le salon du livre de l'anarchie ne m'allume plus, alors ça m'aide pas à faire autre chose.

agitateur a dit…

Qu'ils mangent tous un esti d'char de marde.

C'est tout ce que j'ai à dire.

anarchopragmatisme a dit…

Je te trouvais juste trop sévère dans ton auto-critique! ;)

Les associations étudiantes sont là surtout pour former des futurs politiciens et financer des partys. Dès qu'on parle des droits des étudiants (surtout quand ils s'agit de conflits avec des professeurs), ils se sauvent et la loi mafieuse de l'Omertà s'applique.

J'estime qu'il serait préférable de prioriser la fuite et l'éducation à la place de la sur-organisation.