samedi 20 décembre 2008

Les émeutes et les occupations continuent

Bon je sais, c'est le bordel en Grèce, il y a une grave crise sociale et moi je parle du culte de la beauté! Mais bon, j'écris ce qui me passe par la tête et non ce qui est au goût du jour.

Mais j'ai dit que je ferais une analyse de la situation, alors je vais tenter la chose ici.

Ce qui est important de saisir selon moi, c'est que les émeutes et les occupations (entre autre des établissements scolaires), ne sont pas le seul fait du meutre du jeune de 15 ans par deux policiers en service, mais le résultat d'une crise beaucoup plus profonde, soit celle de l'économie. Les jeunes n'ont pas d'avenir (pas de perspectives d'emplois intéressantes) et se rebellent en conséquence. Comme le mentionne cet article, le phénomène grec pourrait se répendre au reste de l'Europe, car des conditions semblablent s'y retrouvent:

http://www.zmag.org/znet/viewArticle/20009.

Autre article intéressant qui va un peu dans le même sens que le précédent, soit que cette crise est beaucoup plus profonde et est entre autre liée à la privatisation de certains services et biens publics ainsi que des mesures impopulaires et néo-libérales:

http://www.zmag.org/znet/viewArticle/19985.

Celui-ci a un côté un peu plus historique, relatant entre autre l'impunité policière au fil des ans:

http://www.zcommunications.org/znet/viewArticle/19930.

Puis finalement, une entrevue avec un «insider», qui permet de mieux comprendre la frustration chez les jeunes en Grèce et les raisons du soulèvement populaire:

http://www.zcommunications.org/znet/viewArticle/19923.

Bon je crois quand même que ces articles résument bien la situation et nous amènent un éclairage intéressant par rapport à ce qui se passe en Grèce. L'aspect historique pourrait être plus développé, mais une recherche rapide en ce sens peut aider (wikipedia est un outil merveilleux!). Les évènements sont quand même bien suivis sur Internet, si les développements vous intéressent.

Je pense aussi que la question des organisations sur place est également d'une importance capitale. Nous n'avons pas ici ce même niveau d'organisation, ceci étant lié à des facteurs historiques, mais peut-être encore davantage numériques. Plusieurs personnes oublient rapidement à quel point le Québec est petit et Montréal une ville plus ou moins populeuse si on se compare au reste du monde. Il est normal qu'il y ait moins de radicaux qui s'organisent ici, car il y a tout simplement moins de gens!

1 commentaire:

Chatte noire a dit…

Ici en France, il y a des "blocus" à cause de la réforme du lycée prévue pour la rentrée 2009.
Nous sommes samedi (en France) et je suis donc officiellement en vacance sachant que ça fait une semaine et un jour que je ne vais plus en cour.
Voilà ce qui secoue la France.