dimanche 21 décembre 2008

Remercier «Dieu» pour nos souffrances?

J'ai mis «Dieu» entre guillemets dans la mesure où son existence est hypotétique et non scientifique (remarquez que le même principe s'applique à sa non-existence). Bien que je conçois qu'il ne peut y avoir de Bien sans Mal, devrions nous pour autant remercier «Dieu» de nous laisser souffrir? Mais au nom de quel principe tordu? Et bien que je ne souhaite pas le malheur aux autres, leur bonheur à eux n'affecte en rien mon propre malheur. Si ça se trouve, il ne fait que me rendre jaloux (sentiment malsain je le conçois) et mon malheur n'existerait pas sans leur bonheur et celui des autres.

On peut difficilement avancer le principe du libre-arbitre, car ce dernier est dénué de sens lorsqu'on le confronte à la réalité. Les gens subissent leur pauvreté ainsi que la guerre, la famine, la maladie et l'ostracisation. La liberté en ce bas monde est une idée, un concept et une valeur. Hors, nous vivons dans un monde de contraintes où nos choix sont restraints, voir inexisants.

Dans la Bible et le livre de Job, Dieu impose le malheur à un croyant (par l'entremise de Satan), afin d'éprouver sa foi.

«Et Satan de riposter: -Est-ce pour rien que Job craint Dieu? N'as-tu pas dressé une haie devant lui, devant sa maison et son domaine alentour? Tu as béni toutes ses entreprises, ses troupeaux pullulent dans le pays. Mais étends la main et touche à ses biens; je te jure qu'il te maudira en face!

-Soit! dit Yahvé à Satan, tous ses biens sont en ton pouvoir. Évite seulement de porter la main sur lui.»

Job, chapitre 1, versets 9-12, page 601.

Mon interprétation de ce passage et de l'histoire de Job, est semblable à celle faite dans une émission de South-Park. Dieu a fait une gagure stupide avec Satan et à cause de l'égo de Dieu, Job qui est un honnête homme, doit en payer le prix. Donc, même en tentant de donner un sens à ce qui semble injuste et illogique, la Bible ne fait qu'empirer l'image que l'on peut avoir de Dieu, soit un être qui se fou éperdument de la misère hunaine.

La seule justice qui puisse émaner de cette Terre, elle vient des êtres humains. Hors jusqu'à maintenant, on ne peut que constater leur échec lamentable. Mais ont-ils déjà même essayé, en dehors d'une poignée d'idéalistes?

Pour ce qui est de la chanson plus bas, il y a matière à interprétations. Il y a des références bibliques (David) et d'autres plus personnelles, donc qui se rapportent à l'auteur (à l'origine, Leonard Cohen). En gros, le thème est l'amour déchu et les souffrances qui en résultent.

Et je ne crois pas que ce soit un hommage à Dieu, mais plutôt un appel de détresse, un dernier recours. Celui de quelqu'un qui souffre trop et qui demande seulement qu'on le laisse tranquille....

2 commentaires:

edith a dit…

il y a un thematique religieuse qui revient et qui commence a m'inquieter

Bakouchaïev a dit…

Oui, mais c'est les dimanches!